Code secret : transformer les indices en déductions
Lire les chiffres bien placés et présents ailleurs pour réduire les possibilités du code secret.
Les règles exactes de cette version
Le code contient quatre chiffres différents, choisis parmi 0 à 9, et tu disposes de huit essais. Un zéro peut figurer en première position : il s’agit d’une suite de chiffres, pas d’un nombre à quatre chiffres. Une proposition avec un chiffre répété est refusée sans consommer un essai.
Après une proposition, le jeu indique combien de chiffres sont bien placés et combien sont présents ailleurs. Ces nombres décrivent toute la proposition ; ils ne disent pas quels chiffres correspondent aux indices. Il faut comparer les essais pour les identifier.
Lire un résultat sans en déduire trop
Pour expliquer le calcul, prenons le code fictif 4271 et la proposition 1234. Le 2 est bien placé. Le 1 et le 4 sont dans le code mais ailleurs. Le 3 est absent. Le résultat est donc « 1 bien placé, 2 ailleurs ». Cet exemple sert uniquement à comprendre les indices, pas à révéler une partie en cours.
Un retour « 0 bien placé, 0 ailleurs » élimine les quatre chiffres de la proposition. À l’inverse, « 0 bien placé, 4 ailleurs » prouve que les quatre chiffres sont les bons, mais qu’aucun n’occupe la bonne position. Il faut alors travailler les permutations sans introduire de nouveaux chiffres.
Séparer la présence et la position
Au début, un essai composé de chiffres encore peu testés peut apporter de l’information sur leur présence. Dès qu’un groupe devient plausible, garde une partie stable de la proposition et change une hypothèse à la fois. Modifier simultanément tous les chiffres et toutes les positions rend la comparaison plus difficile.
Note les exclusions de position : si une proposition donne zéro chiffre bien placé, chaque chiffre proposé est interdit à sa position de cet essai, même s’il peut être présent ailleurs. Ces interdictions restent vraies pendant toute la partie.
Contrôler une hypothèse contre tout l’historique
Avant de valider un candidat, calcule mentalement les indices qu’il produirait pour chaque essai déjà joué. Un code compatible avec le dernier résultat peut contredire le premier : il doit expliquer tous les retours. Une seule contradiction suffit à l’éliminer.
Il existe 10 × 9 × 8 × 7, soit 5 040 codes possibles au départ. Tu ne peux pas tous les tester avec huit propositions. Le but est donc de choisir des essais qui divisent les hypothèses, puis de conserver une trace de ce que tu sais. Une bonne déduction vaut davantage qu’une proposition qui ressemble simplement à la précédente.